Dans un monde globalisé où les entreprises se livrent une compétition acharnée pour attirer et retenir les meilleurs talents, on avait compris que l'on s'attachait à promouvoir les filières d'enseignement à la française, multipliant les partenariats à l'international et favorisant l'accueil des étudiants étrangers. La circulaire du 31 Mai 2011 visant à "maîtriser l'immigration professionnelle" remet en cause cette dynamique. L'enseignement supérieur résiste, mais l'attractivité de la France en sort affaiblie et il n'est pas certain que cela aille dans le sens d'une meilleure performance de nos entreprises et d'une amélioration de la situation de l'emploi.
La circulaire du 31 Mai 2011
Co-signée par le Ministre de l'intérieur et le Ministre du Travail et de l'emploi, la circulaire exprime une intention louable: "compte tenu de l'impact sur l'emploi de l'une des crises économiques les plus sévères de l'histoire,..., la priorité doit être donnée à l'insertion professionnelle des demandeurs d'emploi aujourd'hui présents, qu'ils soient de nationalité française ou étrangère, résidant régulièrement en France". Mais elle met spécifiquement l'accent sur la nécessité de mettre en place un dispositif de contrôle renforcé pour les anciens étudiants qui veulent travailler: