La vague de suicides en 2010 dans les usines de Foxconn en Chine, avait assombri l'image d'Apple en sa qualité d'employeur et de donneur d'ordre responsable. La réponse du groupe, à l'époque, avait semblé peu audible et pas suffisamment engagée, entretenant les critiques d'un public qui exigeait au contraire de la firme une exemplarité sur le terrain de la RSE. Dans son rapport de progrès 2011 sur la responsabilité de ses fournisseurs, le groupe revient non seulement sur Foxconn et les mesures mises en oeuvre localement, mais aussi sur l'ensemble de sa démarche de management de ses fournisseurs, donnant au passage une leçon de transparence dans la manière de rapporter les manquements relevés.

Apple fonde sa relation avec ses fournisseurs sur le respect d'un "code de conduite" qui décrit ses exigences en matière de droits de l'homme, de respect des travailleurs, santé et sécurité, environnement, éthique et engagement du management. L'application dudit code fait l'objet d'audits chez les fournisseurs, donnant lieu, autant que de besoin à la mise en place et au pilotage effectif de plans d'actions correctives. Au delà, le groupe s'attache, en relation avec ses partenaires et avec le support d'ONG, à développer des initiatives pour former les travailleurs, éduquer le management ou répondre à diverses problématiques identifiées sur le terrain. Ce que ne dit pas en revanche le rapport, c'est sur quelles bases se fondent les relations d'Apple avec ses partenaires en termes de partage de la valeur ajoutée; un point clé pour apprécier la marge de manoeuvre des fournisseurs et comment ces derniers sont sensés financer le développement d'un comportement socialement responsable exemplaire.