Dans un article récent, le magazine anglais the Economist sonnait la fin des expatriés : les Filth des grandes années (Failed in London trying Hong Kong) risquent bien, alerte le magazine avec un humour très britannique, d’être remplacés par les Fishtail (Failed in Shanghai, trying again in London). Les talents locaux chassent-ils les expatriés? Les chiffres de la mobilité montrent que les tendances ne sont pas si claires.
Dans un contexte de vive croissance, les employeurs donneraient désormais systématiquement la préférence à des candidats locaux, bien diplômés, connaissant la langue et le contexte des affaires et disposant de surcroît de ce réseau de relation (Guanxi en Chine) si essentiel dans les pays d’Asie.
De fait, le vivier des talents locaux, formés dans de grandes universités sur place ou dans les établissements les plus prestigieux à l’étranger, est en forte augmentation. En Chine, le gouvernement met en place des dispositifs pour faire revenir aux pays les élites formées à l’étranger ( Ces élites ont même un nom : les tortues de mer).