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Carrières en Asie

Travailler à l'étranger, marché de l'emploi en Asie pacifique (Singapour, Chine, Vietnam, Laos, Thailande, Philippines, Malaisie, Indonésie, Japon, Corée du Sud, Nouvelle Zélande, Australie), conseils, opportunités, portraits d'expatriés, interview de recruteurs et institutionnels.

Mentoring et expatriation

La mobilité internationale implique changement, séparation, découverte et adaptation. Dans ce processus, il est important de pouvoir échanger : partager ses enthousiasmes, confronter ses idées, ses questions et ses doutes. Certains le font avec leurs collègues ou leurs proches. D’autres peuvent compter sur le support d’un coach, d’un formateur ou d’un expert. Une troisième manière est de le faire avec un pair qui, dans le cadre d’une relation de mentoring, est prêt à partager son expérience et à apporter support, conseil et encouragement.

Dans le contexte de la mobilité internationale, le mentoring est une solution adaptée à des situations très variées. Dans l’entreprise, le mentor peut avoir un rôle de facilitateur, non seulement sur le plan de l’adaptation au nouvel environnement de travail ou au nouvel emploi, mais aussi sur le plan des relations avec le siège et de la gestion de carrière. En dehors de l’entreprise, il peut s’agir de faciliter la mobilité et la découverte d’une nouvelle vie dans le pays hôte,de supporter une personne en phase de recherche d’emploi ou de création d’entreprise, ou encore d’aider un manager à identifier les codes culturels et les pratiques managériales de son entreprise.

Le projet mentoring

Nous lançons dans ce contexte une initiative pour favoriser le mentoring entre les membres de Dualexpat.  Que vous souhaitiez participer à cette initiative en tant que mentor ou mentee, nous vous proposons de nous rejoindre en adhérant au groupe mentoring ou en nous adressant un e-mail

Tapis pas si rouge pour les "haigui"

En Chine, le terme haigui ou tortues de mer désigne les chinois de l’étranger  revenant en Chine. Le Gouvernement déploie le tapis rouge pour faciliter le retour de ces talents dont le pays a besoin pour nourrir son développement. Mais la situation n’est pas si favorable pour tous les intéressés. Les Haigui sont aussi nombreux à découvrir que les qualifications acquises à l’étranger sont difficiles à valoriser ou marquent une trop faible différence pour leur ouvrir des opportunités comparables à celles qu’avaient connues leurs aînés.

Pour Xia Yingqi, Responsable à Pékin du «Centre des talents à l’étranger», cité par le China Daily dans son édition du 25 Juillet, «dans les années 90, lorsque ma génération de tortues de mer revenait en Chine, il s’agissait de personnes dans la quarantaine, ayant acquis une véritable expertise dans des domaines scientifiques déterminés». Par comparaison, les tortues de mer d’aujourd’hui seraient plus jeunes: jeunes diplômés d’autant plus tentés par le retour en Chine que la situation de l’emploi dans les pays occidentaux n’offre que de médiocres perspectives.

Ces talents locaux qui chassent les expats

Dans un article récent, le magazine anglais the Economist sonnait la fin des expatriés : les Filth des grandes années (Failed in London trying Hong Kong) risquent bien, alerte le magazine avec un humour très britannique, d’être remplacés par les Fishtail (Failed in Shanghai, trying again in London). Les talents locaux chassent-ils les expatriés? Les chiffres de la mobilité montrent que les tendances ne sont pas si claires.

Dans un contexte de vive croissance, les employeurs donneraient désormais systématiquement la préférence à des candidats locaux, bien diplômés, connaissant la langue et le contexte des affaires et disposant de surcroît de ce réseau de relation (Guanxi en Chine) si essentiel dans les pays d’Asie.

De fait, le vivier des talents locaux, formés dans de grandes universités sur place ou dans les établissements les plus prestigieux à l’étranger, est en forte augmentation. En Chine, le gouvernement met en place des dispositifs pour faire revenir aux pays les élites formées à l’étranger ( Ces élites ont même un nom : les tortues de mer).

S'implanter en Chine ou à Hong Kong?

Pour l'entrepreneur qui souhaite investir en Chine, le choix peut être de s'installer en Chine continentale ou de créer une entreprise à Hong Kong. Cette deuxième solution présente de nombreux avantages sur le plan légal et fiscal, mais elle a aussi ses limites. Par comparaison, l'établissement en Chine reste une affaire complexe, mais les contraintes ont été sensiblement allégées et certains projets ne pourront être mis en oeuvre autrement.

Faire un MBA à distance

L'expatriation va souvent de pair avec une forte charge de travail et un éloignement des centres de formation. A ce titre, elle peut être jugée peu propice à la reprise d'études, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un MBA. Pourtant, avec le développement des programmes de formation MBA à distance, cette perception pourrait bien être battue en brèche. En dépit des critiques des afficionados des MBA en résidentiel, la structure actuelle des e-MBA, fondée sur les études de cas et la collaboration d'équipes éloignées, pourrait bien, au contraire, en faire un outil de développement particulièrement adapté aux exigences de personnes en poste ou expatriées, et aux situations de management d'équipes virtuelles.  

Contrairement à l'idée commune, le MBA a distance n'est pas nécessairement synonyme de faible réputation, de coûts bradés ou de programmes mal conçus et difficiles à suivre. Les MBA à distance jouissent à ce jour d'une forte popularité en Grande Bretagne, aux Etats Unis et surtout en Inde, où, attirant des millions d'étudiants, ils sont considérés comme le meilleur moyen de répondre aux besoins d'une énorme population étudiante. Loin d'être des formations de second ordre, les MBA à distance sont proposés, dans certains cas, par des institutions renommées, qui appliquent à l'égard des participants, les mêmes exigences de recrutement (et souvent les mêmes frais de scolarité) que pour les MBA traditionnels.  

Le marché de l'emploi au japon reste peu ouvert aux étrangers

En dépit des risques croissants de pénurie de talents, du fait du vieillissement de sa population, le Japon reste très réticent à ouvrir son marché de l'emploi aux étrangers. En conséquence, le pays perd de son attractivité auprès des investisseurs, japonais et étrangers, qui lui préfèrent des localisations telles que Hong Kong et Singapour.

Bien que confrontée à des risques de pénurie de talent du fait d'une population vieillissante, le Japon n'a semble-t-il pas fait sa révolution en ce qui concerne l'ouverture de son territoire et de son marché de l'emploi à la main d'oeuvre étrangère. Le pays a au contraire fait le choix d'encourager le retour dans leur pays d'origine des travailleurs et étudiants étrangers diplômés de ses universités, tout en resserrant les conditions d'accès au marché de l'emploi.

Pour la première fois depuis 50 ans, le nombre des étrangers au Japon a baissé en 2009. La population étrangère dans l'archipel ne représenterait que 1,71% de ses 127,5 Millions d'habitants.

 

Croissance en Asie: forte mais contrastée

Après avoir connu 2 trimestres de croissance exceptionnelle, les économies asiatiques, à la notable exception de l'Inde et de la Chine, ont marqué un fort ralentissement au 3ème trimestre. Champion de la croissance dans la première moitié de l'année, Singapour s'illustre cette fois par une baisse record de 19,8%. Le Japon lutte contre la déflation, cependant que la Malaisie multiplie les initiatives pour doper l'activité.

 

Marché de l'emploi en forte tension en Chine, à HK et Singapour

En Chine, à Hong Kong et Singapour, les perspectives d'emploi restent très fortes, marquant souvent des positions records dans les intentions d'embauche des employeurs. les difficultés accrues pour recruter et retenir les meilleurs éléments entrainent des tensions sur les salaires, tandis que la croissance de l'activité implique pour les collaborateurs un stress accru du fait de la charge de travail. Petit tour d'horizon des secteurs en tension et des tensions émergentes sur le marché de l'emploi des 3 grandes places asiatiques.

Perspectives de recrutement: l'Asie toujours en pointe

La société Manpower, spécialiste de l'intérim vient de publier les résultats de son enquête trimestrielle sur les perspectives de recrutement des entreprises. Les résultats pour le 4ème trimestre 2010 confirment l'Asie et particulièrement la Chine, l'Inde et Taiwan comme la région la plus dynamique; en fort contraste avec l'Europe et les Etats Unis. Singapour affiche de son coté un bel optimisme qui couvre, mais avec des nuances, l'ensemble des secteurs économiques.

Les jeunes chambres économiques, très actives en Chine

En Septembre prochain, un tout nouveau "centre d'affaires européen" va voir le jour à Pékin. A Shanghai, un guide "le petit Milu", en version multilingue est devenu le vademecum des expatriés européens. Ces initiatives sont l'oeuvre des jeunes chambres économiques françaises dans les deux villes, des projets ambitieux portés par de jeunes entrepreneurs enthousiastes, solidaires et profondément européens.