En Chine, le terme haigui ou tortues de mer désigne les chinois de l’étranger revenant en Chine. Le Gouvernement déploie le tapis rouge pour faciliter le retour de ces talents dont le pays a besoin pour nourrir son développement. Mais la situation n’est pas si favorable pour tous les intéressés. Les Haigui sont aussi nombreux à découvrir que les qualifications acquises à l’étranger sont difficiles à valoriser ou marquent une trop faible différence pour leur ouvrir des opportunités comparables à celles qu’avaient connues leurs aînés.
Pour Xia Yingqi, Responsable à Pékin du «Centre des talents à l’étranger», cité par le China Daily dans son édition du 25 Juillet, «dans les années 90, lorsque ma génération de tortues de mer revenait en Chine, il s’agissait de personnes dans la quarantaine, ayant acquis une véritable expertise dans des domaines scientifiques déterminés». Par comparaison, les tortues de mer d’aujourd’hui seraient plus jeunes: jeunes diplômés d’autant plus tentés par le retour en Chine que la situation de l’emploi dans les pays occidentaux n’offre que de médiocres perspectives.